Pour recueillir les voix de gauche, il faut agir à gauche !

Bezons la Gauche pour Tous n’avait qu’un seul candidat aux élections législatives : Dominique LESPARRE.  A Bezons, celui-ci parvient malgré le taux d’abstention historique, à se hisser en deuxième position derrière la candidate du président Macron. Nous lui adressons nos plus vives félicitations.

Malheureusement l’espoir né des présidentielles avec le vote pour Jean-Luc Mélenchon n’a pas suffi à bouleverser le jeu politique. C’est une vague de candidats de la République en Marche (REM) qui a submergé le premier tour des législatives. Résultat : un président élu sans conviction (24% au 1er tour) mais une promesse d’obtenir près de 70% des 577 sièges de l’Assemblée nationale en rassemblant à peine 16% des inscrits au 1er tour.

Bezons n’a pas été épargné par cette déferlante libérale. Tous les candidats de Gauche sont éliminés. Et la définition d’un vote utile de gauche pour le second tour  ne peut que consister à voter pour un candidat de gauche.

Être de gauche, ce n’est pas asséner qu’aujourd’hui, l’alternative pour un jeune de banlieue se résume à devenir chauffeur Uber, avec un salaire de misère et sans Code du travail pour le protéger. 

Être de gauche, ce n’est pas inviter à voter pour le candidat Emmanuel Macron, donc à soutenir son programme libéral, dès le 1er tour de la présidentielle et trahir ainsi celui largement élu lors des primaires socialistes. 

Être de gauche, ce n’est pas soutenir d’arrache-pied la loi travail du gouvernement Valls-Hollande. Ce n’est pas justifier l’utilisation du 49-3. Ce n’est pas différer les droits à la retraite, ce n’est pas laisser les grands patrons empocher les milliards d’euros  de crédit d’aide à l’emploi sans compensation.

Être de gauche, ce n’est pas rester indifférent devant 8 millions de Français au seuil de la pauvreté et des millions d’autres sans logement.

Être de gauche, ce n’est pas octroyer une aumône comme augmentation du Smic et être partisan du blocage des salaires des fonctionnaires.  

Être de gauche, c’est condamner fortement les sorts réservés à notre commissariat, et à l’annexe de la Poste du Colombier.

Être de gauche, c’est, comme notre maire, comme J.L Mélenchon et B.Hamon,  militer pour la légalisation contrôlée par l’État de la consommation du cannabis, au même titre que le sont l’alcool et le tabac, pour qu’enfin les dealers « fichent » la paix aux Bezonnais.

Être de gauche, c’est comme l’a annoncé Benoît HAMON, se désister « sans hésiter » pour la candidate de La France insoumise, opposée au second tour au traître Valls dans la première circonscription de l’Essonne.

Parmi les grands battus socialistes : M. Cambadélis. Le 1er secrétaire du PS est éliminé dès le premier tour, emporté comme tant d’autres par la déferlante de La République en marche (REM). Elu sans discontinuer depuis 1997 dans sa circonscription , M. Cambadélis a rassemblé 8,6 % des voix le 11 juin dernier. A peine mieux que P.Doucet à Bezons.

Car en effet, ici ou dans l’Essonne, pour prétendre recueillir les voix de gauche encore faut-il agir à gauche. Or,  ni Philippe DOUCET, après sa raclée du 11 juin à Bezons et à Argenteuil, ni Fiona LAZAAR, toute radieuse de ne recueillir que 11,6% des inscrits, ne le sont.

Par conséquent, le 18 juin, notre bulletin sera un bulletin blanc car sous aucun prétexte nous ne voterons LAZAAR ou DOUCET,  estafettes l’un et l’autre du programme de régression sociale de Macron. Et nous invitons toutes les électrices et tous les électeurs de gauche à faire de même.  

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