Château pour Gattaz, cadeaux pour les riches !

Une douzaine de ministres du gouvernement Macron étaient présents aux universités d’été du Medef. Du jamais vu !

Déjà très en cour aux palais de l’Elysée et de Matignon, premier des interlocuteurs à être reçu en ami pour négocier la casse du Code du travail, Pierre Gattaz va s’offrir son propre château. « Un magnifique domaine au cœur du Lubéron », a révélé le Canard enchaîné. Pas moins de 11 millions d’euros, soit l’équivalent de plus de 9 500 smic net, pour une coquette et modeste demeure de 2 120 m2 avec deux piscines et 35 hectares de vignes que le président riche du Medef, ami du président des très riches, entend bien exploiter… et commercialiser. Tout cela, alors même qu’il prône la modération et le sacrifice auprès des salariés et de leurs syndicats.  Décidément, Gattaz et son Medef, sont non seulement arrogants et méprisants envers les salariés mais aussi indécents !  

Et il en rajoute. Lors de l’ouverte des universités d’été du Medef le 29 août, sur le campus de HEC à Jouy-en-Josas (Yvelines) M. Gattaz a déclaré concernant le contenu des ordonnances cassant le Code du Trvail, « Il faut que l’écriture des ordonnances soit simple, lisible, applicable par les TPE-PME », et « qu’il n’y ait pas mille contreparties, mille contraintes, mille exceptions aux règles édictées », a poursuivi M. Gattaz. Sans cela, « cela ne marchera pas », a-t-il conclu. Nous lui proposons celle-ci : « Seuls (es) les salarié (es) et leurs syndicats décideront ».

Les retraités qui perçoivent 1 200 euros nets par mois de retraite paieront 245 euros en plus de CSG par an, ce sera 306 euros de CSG en plus par an pour ceux qui touchent 1 500 euros, 346 euros pour ceux qui perçoivent 1 700 euros et 408 euros pour ceux qui appointent à 2 000 euros nets par mois. Seuls les retaites inférieures à 1 200 euros par mois ne seraient pas touchées par la hausse de 1,7% de la CSG. La CSG augmentera bien globalement de 1,7% pour les actifs et les retraités le 1er janvier 2018… les petites retraites et les allocations de chômage seraient épargnées. Dans le même temps, trois milliards d’euros de réductions d’impôt sont généreusement accordées aux plus riches, aux entreprises une baisse de l’impôt sur les sociétés, la transformation du Crédit d’impôt compétitivité emploi (que les patrons ont empoché sans créer en contrepartie le moindre emploi), la baisse de charges pérenne à l’horizon 2019. Enfin, et ça manquait à la panoplie des cadeaux au patronat, la modération salariale est encouragée. C’est-à-dire ralentir l’augmentation des salaires voire …les diminuer ! Quand déjà le niveau actuel des salaires permet de survivre plus que de vivre dignement.  

Des retraités parmi les « glaneurs » des marchés, une image de plus en plus courante mais qu’il ne faut surtout pas banaliser !

Dans le même temps, surgit l’inacceptable coupe budgétaire de 46 millions d’euros sur les contrats de ville. 13 milliards d’économies de dépenses publiques, 70 000 suppressions de postes de fonctionnaires, suppression des emplois aidés, réformes scolaires… les annonces en rafale d’Emmanuel Macron impactent directement ou indirectement les communes et leurs habitants. Après le quinquennat Hollande et ses baisses drastiques des dotations de l’Etat infligeant aux collectivités territoriales des budgets de rigueur, les communes et leurs services publics sont, une fois encore, sacrifiés sur l’autel de l’austérité, au détriment des populations.

Choix fiscaux, budgétaires et sociaux : une chose est sûre, tout comme Hollande, Macron, son gouvernement et ses députés sont à droite toute !

 

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